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Mise à jour le : 06/10/07


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Vendredi 15 juin 2007

>>Alexandre  Pichot, gagner de la puissance << 

Apparu dans les classements lors de sprints massifs depuis le début de saison, le coureur de Bouygues Télecom veut continuer à progresser dans cette voie.

>> Vous avez fait quelques places lors des arrivées au sprint sur le dernier Giro, allez-vous continuer à les faire à l'avenir ?

C'est vrai que j'ai fait quelques bonnes places lors des arrivées au sprint sur le dernier Giro. Cela m'a donné de la confiance, et j'ai envie de me frotter dans le futur de plus en plus aux autres sprinters. D'ailleurs, pourquoi ne pas essayer d'en faire ma spécialité. J'ai toujours été un bon rouleur avec une bonne pointe de vitesse. Je faisais déjà les sprints en amateurs, j'ai recommencé en début de saison à faire les sprints, et cela ne me réussit pas trop mal désormais. Je vais donc continuer.

>> Le déclic cela a été où ?

Au Tour du Qatar en début d'année. Je termine huitième au général de cette épreuve, et meilleur jeune. Je me classe une fois neuvième au sprint. C'est là que j'ai vu que je pouvais espérer faire quelque chose dans ce domaine. Je suis arrivé en forme au Qatar, course toute plate avec des bordures. C'est le style de parcours qui me convient. C'est sur cette épreuve que le déclic c'est produit. Et j'ai ensuite bien enchaîné sur le Tour d'Italie.

>> Pour espérer vous rapprocher encore un peu plus des tout meilleurs, vous vous voulez vous améliorer dans quels domaines ?

Le Giro constituait le premier grand Tour de ma carrière. Mon but au départ était de terminer cette épreuve. J'y suis parvenu, mais en plus de cela j'ai eu certains jours de très très bonnes sensations. J'étais en fait pas terrible au début, et au fil des jours cela a été mieux. Cette course va me permettre, je pense de prendre de la caisse. C'est ce qui me fait défaut par rapport à des gars comme Mc Ewen ou Pettachi. Je suis jeune dans le métier, et j'ai beaucoup moins de puissance qu'eux. Je vais donc travailler en ce sens. Je sais que la puissance je vais l'obtenir au fil des saisons passées chez les pros, mais également en la bossant à l'entraînement. En mettant par exemple du braquet pour monter les bosses.

>> Et après le Giro, votre programme c'est quoi ?

Je vais disputer la Route du Sud. S'il y a un sprint massif sur une étape, je m'y mêlerais. Ce sera en plus, moins relevé que sur le Tour d'Italie, alors qui sait... Je vais ensuite courir le Championnat de France. L'objectif sur cette épreuve sera collectif. Je coupe ensuite au mois de juillet. Je ne ferai pas de stage au cours de ce mois. J'ai pas mal couru en début de saison, et je sens que j'ai besoin de souffler un peu. 

Source : www.velomagazine.fr

par Pauline publié dans : Alexandre Pichot
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Jeudi 7 juin 2007
Alexandre Pichot raconte son premier Giro

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Tour d'Italie. 3 450 km en 21 étapes à travers la péninsule italienne. L'Aiglon de Bouygues Telecom a bouclé dimanche son premier grand tour.


L'ITALIE.
Comme on est arrivé deux jours avant le départ en Sardaigne, j'ai pu en profiter un petit peu. Et la présentation d'équipe, sur un porte-avion en pleine mer, a été également un moment assez chouette.


SON RÔLE.
Il était multiple. En montagne, je devais faire mon travail d'équipier, aller chercher les bidons, m'occuper des gars. Notamment de Thomas Voeckler, même si ça a été rapidement écourté du fait de son abandon (genou, 8e étape). Sinon, il fallait essayer de se glisser dans les échappées, ce que j'ai réussi dès la 3e étape, avec 130 km avec trois autres gars. On est partis dès le km zéro ! Sinon, l'équipe était à mon service pour m'emmener lors des sprints.


LA MONTAGNE.
Je me suis surpris à bien passer la montagne. Souvent dans le grupetto, avec une cinquantaine d'autres coureurs. On a ainsi gravi le Zencolan (17e étape), le col le plus dur d'Europe : 10 bornes avec des passages à 22 %, vraiment impressionnant ! Il avait fallu changer tous les braquets au départ. On est passé avec un 34 x 29, quasiment du jamais vu sur un grand Tour... On ne mouline même pas, tout se fait à l'arraché. Il fallait rester concentré du début à la fin, repartir après avoir mis un pied à terre n'aurait pas été évident.


LE MEILLEUR SOUVENIR.
Ma 8e place lors de la 5e étape. Devant moi, c'était vraiment les meilleurs mondiaux, McEwen, Petacchi, Hushvod, Förster... Et même derrière moi, il y avait du beau monde.


ET LE MOINS BON.
Au début de la dernière semaine, j'ai vécu une journée hyper difficile. La veille, j'avais pris un coup de froid en descendant un col sous une pluie gelée. Le lendemain, je me suis réveillé avec un mal de ventre. Je me suis dit que mon Giro était terminé, d'autant que le départ était au pied d'un col... Au bout de 2 km, j'étais lâché, en train de vomir. Je me suis dit « 200 bornes, ça va être long... » Heureusement, le peloton a ralenti à cause du mauvais temps et de la neige dans le col. J'ai réussi à m'accrocher, mais ce fut une journée galère, vraiment à oublier.


SUR LES FESSES...
La 11e étape s'est terminée sous un violent orage, qui a verglacé la route. Beaucoup sont tombés à cause de la peinture des publicités précédant l'arrivée. C'est bien la première fois que je franchis la ligne sur les fesses (rires). J'ai quand même fini 17e de l'étape ! Mes parents m'ont montré la photo, dans L'Équipe. Je me suis relevé avec juste une simple égratignure, j'ai dit à mon masseur que c'était incroyable de s'en tirer à si bon compte après une gamelle à 65 km/h...Faire un grand Tour est la meilleure façon de prendre de l'expérience. J'ai ainsi appris à gérer une étape de montagne, pour être capable de disputer un sprint le lendemain. Appris à attendre le grupetto, car finir deux minutes plus tôt ne sert à rien, il vaut mieux savoir garder ses forces.


L'EXPÉRIENCE.
Faire un grand Tour est la meilleure façon de prendre de l'expérience. J'ai ainsi appris à gérer une étape de montagne, pour être capable de disputer un sprint le lendemain. Appris à attendre le grupetto, car finir deux minutes plus tôt ne sert à rien, il vaut mieux savoir garder ses forces.


OBJECTIFS RÉUSSIS.
J'avais deux objectifs au départ : finir mon premier grand tour, ce qui n'était pas évident car ce Giro était très exigeant, avec beaucoup d'étapes de montagne et des cols hyper durs. L'autre était de me confronter aux meilleurs lors des sprints. Avec une place de 7e (18e étape), une 8e et celle de 13e dimanche dernier, ça a bien marché. Au final, ce Giro aura été doublement réussi en ce qui me concerne.


LA SUITE.
Je suis rentré lundi soir. Cet après-midi (hier), je vais rouler un peu avec mon frère autour de L'Aigle. Je ne veux pas m'arrêter, car si je coupe tout je vais vite me ramollir. Je vais donc continuer à m'entraîner jusqu'à la Route du Sud (21-24 juin) avant de préparer le championnat de France (Aurillac, le 1er juillet). Ensuite, place aux vacances.


Recueilli par
François BOSCHER (Ouest-France)

par Pauline publié dans : Alexandre Pichot
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Samedi 2 juin 2007
Interview d'Alexandre Pichot (Bouygues Telecom) : "ce Tour d'Italie était une bonne occasion de progresser et de voir où je me situais."

Lors du dernier Tour de l'Avenir, pour ses débuts alexandrepichot2007.jpgprofessionnels, Alexandre Pichot (Bouygues Telecom) nous avait épaté par ses qualités de sprinter. Sa 2ème place recueillie à Moyeuvre-Grande derrière le Hollandais d'Agritubel, Hans Dekkers, sonnait comme un encouragement et aussi la confirmation de ses immenses qualités déjà révélées au sein du Vendée U (il épingla à son palmarès 2005 une étape du Circuit des Ardennes). Quelques mois plus tard, à l'aube de la présente saison, le jeune coureur normand en épatait plus d'un en se classant 8ème du Tour du Qatar avec comme trophée,au passage, celui du meilleur jeune. Véritable force de la nature, le coureur de L'Aigle, dans l'Orne, se classe comme un homme d'avenir. En atteste ses deux places dans le Top 10 dans un Tour d'Italie qui constitue sa première expérience d'un Grand Tour.

 

Quelles sensations éprouvez vous alors que vous découvrez votre premier Grand Tour ?
"Excellentes. J'apprends mon métier sur ce premier Grand Tour. Le fait de pouvoir se frotter à de grands coureurs du peloton international lors des sprints me comble de bonheur."

On vous aperçoit souvent bien placé sur les lignes d'arrivée...
"C'est vrai que l'équipe fait preuve de solidarité. Franck Renier apporte tout son savoir et sa technique de placement. Mes places de 8ème sur deux étapes me donnent de la confiance (NDLR : Alexandre Pichot a terminé 8ème à Frascati et 7ème à Riese Pio X)."

Vous apprenez vite, apparemment ?
"Ce Tour d'Italie était une bonne occasion de progresser et de voir où je me situais. C'est sûr qu'il a fallu passer la montagne et de ce côté-là, il a fallu se surpasser, mais j'ai bon espoir de boucler les trois semaines."

Quel cheminement avez-vous emprunté pour signer chez les pros ?
"D'abord les petites catégories, et ensuite le Vendée U. Stagiaire pro en août 2005, avec Vincent Jérôme."

Quelle stratégie est celle de Bouygues Telecom sur les arrivées groupées ?
"Bien se placer dans les cinq derniers kilomètres et batailler pour ne pas se trouver enfermés. Le travail de Franck Renier est prépondérant en fait, il n'a pas son pareil pour vous lancer dans la dernière ligne droite."

Si l'on met à part votre 2ème place sur une étape du Tour de l'Avenir, quelles ont été vos principales performances ces derniers mois ?
"Un bon Tour du Qatar, où je finis 8ème au général et meilleur jeune. Un bon apprentissage de Paris-Roubaix en avril, sur lequel j'ai éprouvé de bonnes sensations."

Quels objectifs avez-vous, à peu de jours de la fin de ce Giro ?
"Le terminer d'abord. Ensuite essayer de faire de bons résultats lors des sprints. Jouer aussi le challenge Eurosport sur cette course, en concurrence avec Lloyd Mondory, d'Ag2r Prévoyance."

Pourriez-vous voir votre calendrier modifié à la fin de ce Tour d'Italie ?
"Il faut voir. C'est clair qu'on va d'abord se pencher comme toute l'équipe sur le Championnat de France à Aurillac. Ensuite, je ferai une pose pour aborder les épreuves d'août et la fin de saison."

Propos recueillis à Cencenighe par Jean-François Modery le 29 mai 2007.
par Pauline publié dans : Alexandre Pichot
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Mercredi 27 décembre 2006

Carrières et Palmarès

Carrière

Depuis 2006 BOUYGUES TELECOM
Palmarès
2006 2e 4e étape du Tour de l'Avenir
5e
1ère étape du Circuit de Lorraine
6e
1ère étape du Circuit de la Sarthe
7e 2ème étape du Tour de Picardi
7e 3e étape du Tour de Picardie
10e 5e étape du Tour du Poitou-Charentes
10e 2ème étape du Tour du Luxembourg
10e Classement général du Tour de Picardie

10e
GP de Rennes
20e
7e étape de Tirreno-Adriatico
20e
4e étape de Tirreno-Adriatico
2005

1er Douchy les Mines
1er
1 étape du Tour de Canton Saint Ciers
3e
GP Waregem
4e
Côte Picarde
12e
9ème étape du Tour de l'Avenir

2004 1er 1ère étape des plages vendéennes
5e
Côte Picarde
2003 1er 1 étape du Tour de Guadeloupe
1er
1 étape du Circuit des Ardennes
par Pauline publié dans : Alexandre Pichot
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Mercredi 27 décembre 2006

Alexandre Pichot

Date de naissance: 6 janvier 1983
Lieu de naissance : Caen

Taille : 1m83
Poids : 72 kg

Débuts Pro: 2006 (BOUYGUES TELECOM)
Classement UCI 2006 : -
Victoire en carrière : -

Photos de germain

par Pauline publié dans : Alexandre Pichot
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