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Belge
Mise à jour le : 06/10/07
Interviews d'Amaël Moinard
En ce début de saison, Amaël Moinard se fait remarquer par ses longues échappées. En solitaire au Tour Méditerranéen et en groupe à Paris-Nice. A chaque fois il s'est fait revoir près de l'arrivée. Il ne se décourage pas. S'échapper, c'est sa façon de courir.
Amaël Moinard a eu envie de devenir coureur cycliste en voyant les longues échappées à la télévision. Alors une fois devenu pro, Amaël a eu envie de faire comme à la télé. Mais le vélo, c'est pas toujours aussi simple. "A mes débuts chez les pros, je trouvais dur de sortir en échappée dans les courses ProTour. La deuxième année, j'étais capable de m'échapper mais j'avais du mal à récupérer de mes efforts ensuite." En 2007, sa troisième année chez Cofidis, Amaël ressent encore sa progression à travers ses échappées. "Après mon échappée de l'étape de Mende sur Paris-Nice, j'avais bien récupéré au bout de trois jours."
UNE NECESSITE
Si Amaël s'échappe de loin c'est un peu par nécessité. "Je ne suis pas sprinter, je ne suis pas un grimpeur. Je ne peux pas attendre l'arrivée pour espérer gagner. Je n'ai pas encore essayé de sortir en fin de course. Il faut que j'essaye, je ne sais pas encore si j'en suis capable."
Les longues échappées sont souvent vouées à l'échec, surtout avec des pelotons pilotés par oreillettes. Mais est-ce que les coureurs qui se lancent dans les rallyes y croient-ils eux-mêmes ? "Sur le Tour Med', je n'y ai pas cru beaucoup avec le final sur une trois voies et vent de face." Par contre, son échappée avec Sandy Casar et Dmitriy Muravyev sur la route de Mende lui a donné des espoirs : "Il nous aurait fallu 1' d'avance de plus à 20 kilomètres de l'arrivée. Là, on s'est donné à fond avant la dernière montée pour éviter le retour du peloton."
COFIDIS VEUT ATTAQUER
La tactique de l'équipe Cofidis intègre les échappées : "C'est une équipe qui veut montrer du tempérament, surtout pour les courses en France." Sur Paris-Nice, tous les matins des coureurs étaient prévus pour attaquer "mais le jour de Mende, je n'étais pas désigné. J'ai vu l'ouverture et j'y suis allé."
L'attaque de Sylvain Chavanel dans l'avant-dernière étape de Paris-Nice était elle aussi prévue. "Il l'avait cochée. Il préférait partir de loin puisqu'on est battu à la pédale."
Une fois un coureur devant, le travail de l'équipe continue à l'arrière : "Dans le peloton, on essayait de suivre, ça roulait vite. Il fallait penser à se placer pour le final pour faire une place au classement par équipes. " Et le lendemain quand les Discovery ont embrayé "ça roulait très très vite. Mais on ne finit qu'à 1'40'' finalement."
Avant Paris-Nice, Eric Boyer, le manager des Cofidis avait déclaré qu'Amaël Moinard allait se faire un nom sur la course au soleil. Peut être que devant sa télévision, un enfant a eu envie de faire du vélo en regardant son échappée avec ses compagnons. C'est encore mieux.
Source : www.cyclismag.com