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Belge
Mise à jour le : 06/10/07
Une sélection qui « couronne une belle saison »
C'est l'histoire d'un Manchot qui monte, qui monte. Et qui est aujourd'hui récompensé pour son ascension, avant, qui sait, d'atteindre des sommets. Devenu professionnel en 2005 chez Cofidis, Amaël Moinard a su, ces derniers mois, se faire petit à petit sa place au sein du peloton, se forger une vraie réputation. Plusieurs fois remarqué dans les épreuves internationales lors du Tour d'Italie, qu'il a bouclé pour la deuxième année consécutive, au Tour d'Allemagne ou de Pologne plus récemment, au Grand Prix de Plouay, l'Équeurdrevillais, aujourd'hui domicilié à Toulouse, avait surtout marqué les esprits en juin dernier lors de la Route du Sud. Il remportait alors l'étape considérée comme la plus relevée de l'épreuve. Et pouvait légitimement lever les bras à Saint-Lary Soulan, à l'issue d'une véritable étape de montagne. Un succès qui lui avait même valu, en signe de reconnaissance, un coup de fil de Christian Prudhomme, le patron du Tour de France.
Depuis, le téléphone n'a cessé de sonner. Dernier appel en date : celui du sélectionneur de l'équipe de France Frédéric Moncassin, qui a décidé de l'enrôler pour les championnats du monde à Stuttgart, ce week-end. « Je suis allé chercher ma sélection à la force du jarret, assure Amaël Moinard. J'avais eu écho que le coach me suivait de près après le Tour d'Allemagne. Et mes dernières prestations l'ont définitivement convaincu. »
Sur un nuage
Conscient qu'une sélection n'est jamais acquise par avance, le jeune coureur de Cofidis vit pleinement l'événement. Et a aussi conscience de la mission qu'il
devra remplir : « Je ne figure pas parmi les coureurs désignés pour le début de course, dit-il, lucide. En revanche, Frédéric compte sur moi pour aider
Pierrick Fédrigo, Sylvain Chavanel et Thomas Voeckler, considérés comme les leaders. » Et sa carte personnelle dans tout cela ?
« Il est évident que selon le déroulement de la course, s'il y a une possibilité de tenter ma chance... Pourquoi
pas · », répond Amaël Moinard, à qui le circuit proposé dimanche semble convenir. « Le parcours est
difficile. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai été retenu. » Une boucle de 19,100 km pour un total de 270 km à avaler, ce championnat du
monde s'apparente tant sur la longueur que sur la difficulté à une classique. « Nous arrivons jeudi (aujourd'hui) à Stuttgart,
poursuit le Manchot. Nous reconnaîtrons le circuit vendredi matin. Je sais qu'il propose notamment une bosse avec une pente de 13 % et une côte de
1,200 km.
En attendant, le simple fait d'être sélectionné « couronne une belle saison », assure
l'Équeurdrevillais, sur un nuage. Il peut d'ores et déjà se souvenir, qu'en 2005, à Madrid, un autre Bas-Normand Anthony Geslin s'était hissé sur la troisième marche du podium derrière Tom
Boonen et Alejandro Valverde. Et si l'histoire se répétait...
c'est super qu'il ait été sélectionné :)