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Mise à jour le : 06/10/07


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Jeudi 7 juin 2007
Alexandre Pichot raconte son premier Giro

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Tour d'Italie. 3 450 km en 21 étapes à travers la péninsule italienne. L'Aiglon de Bouygues Telecom a bouclé dimanche son premier grand tour.


L'ITALIE.
Comme on est arrivé deux jours avant le départ en Sardaigne, j'ai pu en profiter un petit peu. Et la présentation d'équipe, sur un porte-avion en pleine mer, a été également un moment assez chouette.


SON RÔLE.
Il était multiple. En montagne, je devais faire mon travail d'équipier, aller chercher les bidons, m'occuper des gars. Notamment de Thomas Voeckler, même si ça a été rapidement écourté du fait de son abandon (genou, 8e étape). Sinon, il fallait essayer de se glisser dans les échappées, ce que j'ai réussi dès la 3e étape, avec 130 km avec trois autres gars. On est partis dès le km zéro ! Sinon, l'équipe était à mon service pour m'emmener lors des sprints.


LA MONTAGNE.
Je me suis surpris à bien passer la montagne. Souvent dans le grupetto, avec une cinquantaine d'autres coureurs. On a ainsi gravi le Zencolan (17e étape), le col le plus dur d'Europe : 10 bornes avec des passages à 22 %, vraiment impressionnant ! Il avait fallu changer tous les braquets au départ. On est passé avec un 34 x 29, quasiment du jamais vu sur un grand Tour... On ne mouline même pas, tout se fait à l'arraché. Il fallait rester concentré du début à la fin, repartir après avoir mis un pied à terre n'aurait pas été évident.


LE MEILLEUR SOUVENIR.
Ma 8e place lors de la 5e étape. Devant moi, c'était vraiment les meilleurs mondiaux, McEwen, Petacchi, Hushvod, Förster... Et même derrière moi, il y avait du beau monde.


ET LE MOINS BON.
Au début de la dernière semaine, j'ai vécu une journée hyper difficile. La veille, j'avais pris un coup de froid en descendant un col sous une pluie gelée. Le lendemain, je me suis réveillé avec un mal de ventre. Je me suis dit que mon Giro était terminé, d'autant que le départ était au pied d'un col... Au bout de 2 km, j'étais lâché, en train de vomir. Je me suis dit « 200 bornes, ça va être long... » Heureusement, le peloton a ralenti à cause du mauvais temps et de la neige dans le col. J'ai réussi à m'accrocher, mais ce fut une journée galère, vraiment à oublier.


SUR LES FESSES...
La 11e étape s'est terminée sous un violent orage, qui a verglacé la route. Beaucoup sont tombés à cause de la peinture des publicités précédant l'arrivée. C'est bien la première fois que je franchis la ligne sur les fesses (rires). J'ai quand même fini 17e de l'étape ! Mes parents m'ont montré la photo, dans L'Équipe. Je me suis relevé avec juste une simple égratignure, j'ai dit à mon masseur que c'était incroyable de s'en tirer à si bon compte après une gamelle à 65 km/h...Faire un grand Tour est la meilleure façon de prendre de l'expérience. J'ai ainsi appris à gérer une étape de montagne, pour être capable de disputer un sprint le lendemain. Appris à attendre le grupetto, car finir deux minutes plus tôt ne sert à rien, il vaut mieux savoir garder ses forces.


L'EXPÉRIENCE.
Faire un grand Tour est la meilleure façon de prendre de l'expérience. J'ai ainsi appris à gérer une étape de montagne, pour être capable de disputer un sprint le lendemain. Appris à attendre le grupetto, car finir deux minutes plus tôt ne sert à rien, il vaut mieux savoir garder ses forces.


OBJECTIFS RÉUSSIS.
J'avais deux objectifs au départ : finir mon premier grand tour, ce qui n'était pas évident car ce Giro était très exigeant, avec beaucoup d'étapes de montagne et des cols hyper durs. L'autre était de me confronter aux meilleurs lors des sprints. Avec une place de 7e (18e étape), une 8e et celle de 13e dimanche dernier, ça a bien marché. Au final, ce Giro aura été doublement réussi en ce qui me concerne.


LA SUITE.
Je suis rentré lundi soir. Cet après-midi (hier), je vais rouler un peu avec mon frère autour de L'Aigle. Je ne veux pas m'arrêter, car si je coupe tout je vais vite me ramollir. Je vais donc continuer à m'entraîner jusqu'à la Route du Sud (21-24 juin) avant de préparer le championnat de France (Aurillac, le 1er juillet). Ensuite, place aux vacances.


Recueilli par
François BOSCHER (Ouest-France)

par Pauline publié dans : Alexandre Pichot
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Commentaires

c'est vraiment bien qu'il ait réussit à aller au bout de son 1er grand tour ! Il a fait quelques places d'honneur en + ... Bravo à lui !
commentaire n° : 1 posté par : manue (site web) le: 07/06/2007 16:59:01
beau giro fait par pichot

derien pr les photos
bonne chance a toi aussi pour ton bac
moi c'est fçs et SVT que je passe , dc je suppose que tu doit être en première aussi

@+
commentaire n° : 2 posté par : Emilie (site web) le: 10/06/2007 14:07:57
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