Geslin veut briller aujourd'hui ou demain
Tour de France 2007. L'Ornais de Bouygues-Telecom n'a pas encore trouvé l'ouverture, mais il a passé la montagne et vise les dernières étapes
pour briller.
Anthony, comment s'est passée la deuxième semaine de course ?
Pas trop mal, même si c'est toujours très nerveux, avec le vent souvent fort, très physique aussi car beaucoup de coureurs veulent être devant, ça frotte
souvent...
Comment avez-vous terminé les Alpes ?
Dans l'étape de Briançon j'ai
passé le premier col avec les meilleurs, puis j'ai pris le « gruppetto » dans le Télégraphe et j'ai pu franchir le Galibier ainsi.
Ensuite, il y a eu l'étape de Marseille, courue sous la chaleur...
Oui, il a fait très chaud, mais ça s'est bien passé. Sauf
qu'on n'avait pas de coureurs de l'équipe Bouygues-Telecom dans l'échappée... Ca s'est fait un peu bêtement, on est parti chercher des bidons à l'arrière, on s'est arrêté, et puis le bon coup est
parti sans nous. Dommage.
En revanche, vous étiez présent dans le « coup de bordure » vers Montpellier le lendemain...
Oui, en fait Xavier
Florencio était échappé et moi je m'étais mis à l'avant du peloton pour ralentir un peu l'allure... Le ravitaillement est arrivé, j'ai pris tranquillement ma musette, j'ai rempli mes poches et
j'ai commencé à manger un peu et puis, tout d'un coup, j'ai vu arriver tous les Astana en tête de peloton. Ils se sont mis à rouler très fort et le coup est parti comme ça... Comme j'étais
devant, j'ai pu faire le sprint à l'arrivée. J'étais bien placé, mais il y a eu une chute de Dean et Hinault à 800 m de la ligne, j'ai freiné, j'ai été ralenti et je n'ai pu faire que
15e...
Et comment se sont déroulées les étapes pyrénéennes ?
J'ai pris le « gruppetto » à chaque fois. Avec Tom Boonen comme guide généralement... Mais c'était très difficile, j'ai moins souffert que si j'étais à l'avant
sans doute, mais quand on n'est pas grimpeur, la montagne c'est très dur à vivre. C'est usant, six heures de vélo dans ces conditions à chaque fois... Je n'ai pas la capacité à être devant, alors
je me contente de rentrer dans les délais, en essayant de perdre le moins d'énergie possible.
Et la fin de Tour ?
J'ai ciblé depuis longtemps les étapes de jeudi
(aujourd'hui) et vendredi (demain), à Castelsarrasin et Angoulême. J'espère que je pourrais tenter quelque chose... »
Recueilli par Jérôme BERGOT. (Ouest-France)